L’Egypte est le seul Etat dont le PIB affiche une croissance positive de près de 2,4% et les exportations sont en hausse de 2%, malgré les conséquences de la propagation du coronavirus, a déclaré mardi le secrétaire général de l’Union des Chambres africaines, Alaa Ezz, lors de sa participation par visioconférence à la foire industrielle Innoprom, cité par la MENA.
L’Egypte a réussi, à travers des accords de libre-échange avec le monde arabe, l’UE, les USA, le COMESA et le Mercosur, à accéder aux marchés des consommateurs évalués à un 2,7 milliards de dollars, sans tarifs douaniers, a fait savoir M. Ezz, souhaitant que le pays puisse conclure un accord de libre-échange avec l’Union eurasiatique.
Le coronavirus a causé la suspension de la production et des perturbations dans les chaînes d’approvisionnement en raison de la fermeture des ports de Chine et autres, a expliqué M. Ezz, assurant cependant que l’acuité du marasme ressenti par nombre de pays africains pour la première fois depuis 25 ans devait passer de 2,4% à 1,6 ou 1,5%, selon les estimations.
Le volume du commerce entre les 55 pays africains (dont le PIB total est de 3,4 trillions de dollars) triplera, en raison de la Zone de libre-échange continentale africaine Zlecaf, lancée par le Président Abdel Fattah Al-Sissi, pendant son mandat de Président de l’UA, et doit augmenter d’environ 60% d’ici 2022, a-t-il poursuivi.
Ceci exige, a-t-il dit, l’aménagement des infrastructures et des logistiques qui incluent entre autres les autoroutes Le Caire/Le Cap, Safaga/N’Djamena/Dakkar, et le chemin de fer Mombasa/Nairobi.